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3 - Quincallerie


  3.9.1. Serrures

Les dispositions ci-après sont applicables aux blocs-portes de degré coupe-feu 1 heure inclus;

- 1 Les serrures doivent répondre aux normes en vigueur, sauf mentions contraires citées dans la présente instruction.

- Le point de fusion des matériaux constituant les serrures doit être supérieur à 925 °C. Toutefois, il est admis que les nez de rotor et entretoises des canons soient en matériaux de synthèse, dans la mesure où leur masse totale n'excède pas 10 grammes et dans celle où leur enveloppe soit en métal à point de fusion supérieure à 925 °C.

- Dans le cas de serrures à mortaiser, la masse et l'encombrement des serrures de substitution doivent être égaux ou inférieurs à ceux des serrures équipant les blocs-portes d'essai.

- L'emplacement des points de fermeture ne doit pas être modifié mais il est admis d'adjoindre des serrures ou verrous supplémentaires, dans les conditions de pose ci-après.

- 2 Les serrures tubulaires à mortaiser sont admises si elles ont fait par ailleurs l'objet d'essais sur des portes de même constitution (bois ou métal), de même épaisseur, conduisant à un classement identique ou supérieur et si par ailleurs, elles répondent aux dispositions du § 1, 2ème alinéa.

- 3 Il est possible de substituer une serrure à mortaiser à coffre vertical par une serrure à mortaiser à coffre horizontal et vice-versa.

- 4 Il est possible de substituer une serrure à pêne dormant sur clé à gorge ou une serrure à simple bec de cane à une serrure de sûreté avec canon à pêne dormant et demi-tour.

Par contre, il n'est pas admis de remplacer une serrure à bec de cane ou à pêne dormant sur clé à forge par une serrure de sûreté à canon.

- 5 Il et possible de substituer une serrure en applique à une serrure à mortaiser sous les conditions suivantes :

- Sauf dans le cas de serrures verticales à mortaiser dites de 135 ou 150 à coffre de 14 mm d'épaisseur définies par les normes NF, le fabricant de la serrure doit justifier du comportement au feu sur porte ou panneau du modèle par présentation d'un document émanant d'un laboratoire agréé.

- Dans le cas de portes en bois ou à base de bois existantes, la mortaise doit être entièrement rebouchée par une pièce de bois massif ou de panneau de particules de densité au moins égale à celle du panneau adjacent (cette substitution n'est pas admise sur des portes en panneaux extrudés).

- Le cas de portes métalliques existantes relève d'un avis de laboratoire agréé.

- Dans le cas de portes en bois ou à base de bois, il est nécessaire d'interposer entre la serrure en applique et le parement ou revêtement de paroi du vantail un isolant thermique de 15/10>ème à 20/10ème mm d'épaisseur (type fibre céramique par exemple).

- Les vis de fixation ne doivent pas excéder les 2/3 de l'épaisseur du vantail.

- Ces serrures peuvent être à trois points latéraux.

- La mise en oeuvre de serrures à trois points médiants, haut et bas, n'est possible que dans le cas de fixation du côté des paumelles ; la gâche haute est alors solidaire de la traverse supérieure de l'huisserie.

- Dans le cas de portes à base de métal, les industriels doivent utiliser les types de fixation dont ils ont l'expérience sur d'autres modèles de leur fabrication. Si l'expérience manquait en la matière, ils doivent utiliser des contre-plaques en acier (à quatre pieds également en acier) disposées en parement opposé, après interposition d'un isolant thermique d'égale surface, de 15/10ème à 20/10ème mm d'épaisseur (fibre céramique par exemple).

- 6 Si elles sont prévues pour recevoir cet accessoire, les serrures à mortaiser ou en applique citées précédemment peuvent être équipées de barre antipanique. Dans ce cas, les piliers et coffres doivent être fixés au vantail dans les conditions prévues au § 5. Il y a lieu de justifier de l'influence de la mise en oeuvre de la barre antipanique sur le comportement au feu du vantail.

- 7 La pose de verrous supplémentaires en applique est admise dans les conditions suivantes :
- répondre aux dispositions du § 1, 2ème alinéa,
- montage sur portes bois tel que décrit au § 5, 3ème alinéa,
- montage sur portes métalliques tel que décrit au § 5, 6ème alinéa.

- 8 Dans le cas de portes à deux vantaux en bois ou à base de bois, il est possible de substituer une crémone en acier à des verrous à entailler à aiguilles ou à onglets sur le vantail semi fixe.

Dans ce cas, la crémone est fixée côté paumelles par des vis ne dépassant pas les 2/3 de l'épaisseur du vantail, après interposition de matériau isolant comme décrit au § 5, 4ème alinéa. Cette crémone peut être équipée d'un fouillot traversant avec garniture.

Le cas de portes métalliques relève d'un avis de laboratoire agréé.

3.9.2. Plinthes

Outre les dispositions applicables aux portes bois de degré ½ heure à fabriquer cités au § 3.5, il est possible de visser en applique sur des vantaux en bois ou métalliques des plinthes à balai ou chloroprène à bande, à condition que le jeu entre le vantail et le sol soit inférieur ou égale à 5 mm.

3.9.3. Judas optiques

Les judas optiques sont admis sur vantaux bois ou métalliques s'ils sont conçus pour être disposés sur portes résistantes au feu. Le point de fusion des métaux les constituant doit être supérieur à 925 ° C.

3.9.4. Ferme-portes

Les fermes-portes à huile doivent avoir fait l'objet d'essais de résistance au feu par ailleurs sur un bloc-porte de même degré.

Dans le cas de mise en oeuvre sur porte bois, un isolant de 2 mm d'épaisseur (fibres céramiques par exemple) doit être interposé entre vantail et ferme-porte. Cette disposition n'est pas nécessaire dans le cas de fixation sur porte métallique, mais un renfort métallique peut être nécessaire.

3.9.5. Paumelles

On peu employer indifféremment sur des blocs portes de degré ½ heure des paumelles roulées, moulées ou soudées, mais dans le cas de paumelles vissées, le nombre de vis doit être au moins identique à celui des paumelles ferrant la porte d'essai.

Le changement de paumelles sur portes de degré 1 heure et plus relève d'un avis de laboratoire.

Il est possible d'équiper un bloc-porte d'une paumelle supplémentaire placée à 150 mm minimum d'une autre paumelle.

Les paumelles doivent être composées de matériaux dont le point de fusion est supérieur à 925 °C.

Il est possible de maintenir les vantaux aux dormants au moyen de paumelles à ressort à simple action, sous réserve d'interposer, dans le cas de vantaux en bois, un joint gonflant sous l'effet de la chaleur entre les lames et le bois.

3.9.6. Joints intumescents

La substitution de joints intumescents ou leur non emploi à partir d'essais de blocs-portes munis de joints relève d'un avis de laboratoire agréé.

3.9.7. Aménagements divers

- 1 Il est possible d'équiper indifféremment es portes coulissantes de poignées " artillerie " ou de poignées " cuvette ". Mais dans ce dernier cas, la cavité de la cuvette doit s'introduire dans le panneau au maximum sur un tiers de son épaisseur.

Deux poignées cuvette ne doivent pas se trouver en vis-à-vis.

- 2 Des panetons (ou goujons) en acier peuvent être fixés sur le chant des portes à base de vois ou des portes métalliques du côté des paumelles ou pivots de façon à ce qu'ils s'introduisent dans des trous formant gâche dans les huisseries.

Ces pièces additionnelles ne peuvent toutefois se substituer à ces paumelles si elles existaient lors des essais.